• Chapitre 8

    Les mois et surtout les années sont passées, j'ai maintenant 23ans et Aliénor 21ans, 22ans dans quelques jours, notre vie était plutôt paisible, j'avais un peu agrandi notre chez-nous, j'ai même augmenté la taille du jardin pour avoir de plus grandes récoltes.

    Nous avions tout pour être heureux, enfin presque, ce qui nous manquer, c'était le bonheur d'avoir un enfant.

    Depuis qu'Aliénor a perdu notre enfant, elle n'est plus jamais retombée enceinte, elle a même fini par croire que le sort nous punissait d'avoir pris la fuite, mais je n'y crois point, je ne cesse de lui répéter que le destin attend juste le bon moment pour nous donner un enfant.

    Chapitre 8

    Ce matin était un jour parmi tant d'autres, le coq avait à peine fini de chanter, que j'étais déjà levé, Aliénor dormais encore, je ne fis pas de bruit pour ne point la réveiller, je me rafraîchis et m'habille et je vais vite dehors ramasser les œufs et nourrir les poules.

    Chapitre 8

    Une fois terminé, je rentre préparer la pitance, mais à peine terminer, j'entends Aliénor se lever.

    Aliénor - Pourquoi tu m'as point réveillé ?

    Athalaric - Je voulais tout préparer avant ton réveil.

    Aliénor - Si tu commences à tout faire, je vais devoir trouver d'autres occupations. "Dit-elle en se blottissant dans mes bras"

    Athalaric - J'aime prendre soin de toi. "Dis-je en l'embrassant"

    Aliénor - Tu es un homme bon Athalaric.

    Athalaric - Même quand je menace de te fesser ?

    Aliénor - Oui car tu ne le fait point. "Dit-elle avec le sourire"

    Athalaric - Pourtant, je t'ai déjà fessé.

    Aliénor - C'était avant que je sois vraiment tienne cela ne compte point.
    Aller, mangeons, cela va être froid et tu m'as promis que je pourrais t'accompagner au village aujourd'hui et je ne voudrais point démarrer trop tard.

    Chapitre 8

    Après le repas, Aliénor a débarrassé la table, pendant que moi, je chargeais une petite partie de la récolte pour la vendre au village.

    Une fois prêts, nous avons pris la route, nous avons dû faire une halte, car Aliénor ne se sentait pas très bien.

    Athalaric - Tu es certain que tu te sens bien ma douce ?
    Je peux te ramener à la cabane.

    Aliénor - Laisse-moi juste quelques instants me reposer.

    Athalaric - Tu es certaine que cela ira ?
    Depuis quelques jours, tu sembles fatiguée.

    Aliénor - Ne t’inquiète pas, je vais bien, c'est juste la chaleur qui m'épuise. "Me dit-elle avec le sourire"

    Chapitre 8

    Après quelques instants, nous avons fini par reprendre la route.
    Quand nous sommes arrivés au village, Aliénor était pâle.
    Elle s'arrêta près d'un buisson, hors de la vue de tous, pour vomir le repas de ce matin.

    Athalaric - Ne me dis pas que c'est la chaleur, tu es malade. "Dis-je en m'avançant vers elle"

    Aliénor - J'ai juste besoin de quelques plantes pour faire des tisanes, cela ira mieux dans quelque temps.

    Athalaric - Je vais t'emmener voir la guérisseuse du village, c'est elle qui prépare les remèdes ici.

    Après avoir vendu quelques légumes pour 15 pièces, j'emmène Aliénor voir la guérisseuse.
    Quand elle nous vit arriver, elle demanda à Aliénor de l'accompagner à l'intérieur et me demanda d'attendre dehors.

    Chapitre 8

    *"Aliénor"*

    La vieille dame - Vous ne lui avait point dit ? "Dit-elle en montrant mon ventre du doigt"

    Aliénor - Non, j'attends d'être certaine que tout se passe bien.

    La vieille dame - Une ombre plane sur vos deux âmes mon enfant.
    Malheureusement je ne peux point vous aider pour cela, vous êtes destinés à vivre cette épreuve. Votre père va faire appel à une ensorceleuse quand il vous aura retrouvé.

    Aliénor - Il va nous retrouver ?

    La vieille dame - Vous allez être maudit, mais la malédiction qu'elle va vous jeter sera importante pour vos âmes, même si cela vous paraît cruel. Il ne t'es point destiné mon enfant, mais vous devrez être réunis puis séparer à plusieurs reprises à travers le temps et un jour ton âme sera libre et tu devras la guider vers lui.

    Aliénor - Je ne comprends point !
    Va-t-on périr ?

    La vieille dame - Ton corps oui mais point ton âme. Lui sera condamné à te perdre encore et encore à travers les siècles. Je suis désolée de ne point t'annoncer de bonnes nouvelles.
    Profiter des quelques instants qu'il vous reste à passer ensemble, c'est le plus important.

    Aliénor - Quand ? Quand vais-je mourir ?

    La vieille dame - Lors de ton 22e anniversaire.

    Aliénor - Deux jours ! C'est trop tôt ! "Dis-je choquée"

    La vieille dame - Vous vous retrouverez et quand ton âme sera libérée et que tu l'auras guidée, tu reviendras au monde pour celui qui te sera vraiment destiné.

    Aliénor - C'est lui qui m'est destiné ! "Dis-je avec conviction"

    La vieille dame - Vos âmes doivent juste faire un bout de chemin ensemble.
    Il est destiné à une âme pure qui n'a encore jamais pris forme humaine.
    Et toi ta véritable âme sœur te sera rendue.

    Aliénor - Alors pourquoi me permettre de porter à nouveau un enfant, si c'est pour que je meure si tôt ?!

    La vieille dame - Il y a eu une erreur dans la destinée, elle ne peut point juste être sa fille.
    Et c'est mille ans trop tôt pour elle.

    Je touche mon ventre, une larme coule sur mon visage.

    Aliénor - Je ne lui donnerai jamais d'enfants. "Dis-je tristement"

    La vieille dame - Non toi jamais, mais tu enfanteras un jour et lui aura une descendance également si vous suivez la route qui vous est destinée.

    Je repris mes esprits, je ne pouvais point trainer, Athalaric risque de s'inquiéter.

    Aliénor - Donner moi des plantes pour faire une décoction, je ne veux point la porter le jour de ma mort, je risque de vouloir me battre pour elle. "Dis-je avec les larmes au bord des yeux"

    La vieille dame - Une ce soir et une au matin, cela devrait être rapide. "Dit-elle en me donnant deux petits sacs d'herbes"
    Cela risque d'être un peu douloureux.

    Aliénor - J'ai déjà perdu un enfant, je sais ce que c'est.
    Merci "Dis-je en me retournant vers la vieille dame"

    Je pris une grande inspiration, frotta mes yeux et sorti rejoindre Athalaric.

    Chapitre 8

    *"Athalaric"*

    Après un bon moment à attendre, elle finit par sortir, ses yeux sont rougis.

    Athalaric - Cela ne va pas ma douce ? Tu as pleuré ? "Dis-je en m'avançant"

    Aliénor - Tout va bien ne t'inquiète pas. "Dit-elle en esquissant un sourire"

    Athalaric - C'est des herbes pourquoi ?

    Aliénor - Pour m'aider à être moins fatiguée.
    Demain cela ira beaucoup mieux.
    Viens, rentrons chez nous.

    Chapitre 8

    Nous avons donc repris la route pour rentrer chez nous, nous avons encore dû faire une halte pour Aliénor, j'avais de plus en plus l'impression qu'elle me cache quelque chose, depuis que nous avons quitté le village, elle n'a pratiquement point parlé.

    Nous avons très vite repris la route, une fois enfin arrivés à la cabane, Aliénor rentra sans un mot, je pouvais lire la tristesse dans son regard, je rentre à mon tour et la retiens doucement par le bras.

    Athalaric - Dis-moi ce qui te préoccupe, je veux savoir ce qu'elle t'a dit pour te mettre dans cet état.

    Aliénor - Elle ne m'a rien dit de particulier, juste de boire cette décoction et que tout irait mieux.
    Arrête de te faire du souci, tout va bien.

    Athalaric - D'accord, tu m'en parleras quand tu le désireras.
    Je vais aller terminer de m'occuper des plantes.

    Chapitre 8

    Je suis sorti et j'ai commencé à récolter les derniers légumes, la chaleur était étouffante, travaillé par cette chaleur n'était point chose facile.

    Au bout d'un moment, Aliénor a crié après moi par la fenêtre, la pitance était enfin prête.

    Je suis donc rentré et me suis rafraichi le visage, avant de me mettre à table.

    Chapitre 8

    Après le repas, je suis allé à la rivière non loin de chez nous, prendre de l'eau pour remplir notre bain, avec cette chaleur cela nous fera le plus grand bien.

    Aliénor fut la première à se laver, j'en ai profité pour sortir préparer du bois pour le lendemain.

    Chapitre 8

    Quand je suis rentré, elle était sortie de l'eau et était assise avec la décoction en face d'elle, je pouvais voir qu'elle avait pleuré, cette fois, je devais savoir ce qu'elle me cachait.

    Athalaric - Cette fois ne me dis pas que tout va bien, je ne suis point idiot Aliénor.
    À quoi sert cette décoction ? Que t'a-t-elle dit ? Je veux savoir et ne me mens point !

    Aliénor - Je... Je vais mourir Athalaric. "Dit-elle avec des larmes au bord des yeux"

    Athalaric - Quoi ?! Et cette décoction à quoi sert-elle ? "Dis-je paniqué"

    Aliénor - C'est pour le bébé, je ne peux point continuer à le porter, je suis tellement désolée. "Dit-elle en pleure"

    Athalaric - Tu portes un enfant ? Elle t'a dit que tu allais mourir en couches, c'est cela ? C'est pour cela que tu ne le veux point ? Explique-moi ?

    Elle me fixa un moment sans dire un mot, je commençais à m'impatienter, je voulais surtout comprendre.

    Athalaric - Je t'en prie dit moi si c'est cela qu'elle t'a annoncé ? "Dis-je tristement"

    Aliénor - Oui c'est bien cela.
    Je ne peux point la porter plus longtemps, je n'en ai pas la force.

    Les larmes commencées à me monter aux yeux, mais fis mon maximum pour les contenir.

    Athalaric - La porter ? Elle t'a dit que c'était une fille ? Mais elle peut se tromper, peut-être que tu ne mourras point. Je ne te laisserai pas boire cette décoction ! Je refuse Aliénor.

    Aliénor - J'ai déjà avalée quelques gorgées, elle n'est pas destinée à voir le jour maintenant, je t'en prie Athalaric.

    Athalaric - Je veux être père, peux-tu comprendre cela ! "Dis-je énerver"
    Elle est vieille, elle peut très bien se tromper Aliénor !
    Elle n'est pas la sorcière la plus puissante des environs, on ira en voir une autre et tu verras que rien ne t'arrivera.

    Aliénor - Je crois en ses paroles ! Tu seras père un jour, je t'en fais la promesse, mais pas maintenant, s'il te plait Athalaric ne complique pas les choses.

    Je sortis à toute vitesse de la cabane, j'avais besoin de réfléchir à ce qu'elle venait de m'annoncer, je n'arrivais pas à la croire, j'avais la sensation au fond de moi qu'il y avait une autre vérité qu'elle me cachait.

    La nuit était tombée, j'étais là assis sur un tronc d'arbre non loin de chez nous, quand soudain je la vis arriver et s'installer à côté de moi.

    Aliénor - J'ai besoin que tu me soutiennes Athalaric, je ne veux pas que tu sois en colère contre moi, je veux aussi cet enfant, mais je ne peux point, essaie de me comprendre, je vais mourir, je dois faire quelque chose.

    Athalaric - Je ne veux point te perdre, je ne pourrais vivre sans toi.
    Alors j'accepte que tu boives le reste de cette décoction si cela peut m'éviter de te perdre.
    Je préfère ne pas avoir d'enfant, pour que tu vives.

    Aliénor - Dans quelques jours, tu comprendras aussi que c'était la meilleure chose à faire.
    Je t'aime mon bien-aimé.

    Athalaric - Je t'aime aussi ma douce.

    Nous sommes restés assis là un moment blottis l'un contre l'autre sous la lumière de la lune.

    Chapitre 8

    J'espère que ce chapitre vous a plu. 
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  • Commentaires

    1
    Vendredi 1er Juin 2018 à 18:12

    oh lala comme c'est triste pour eux, mais ca me donne encore plus envie de voir la suite, les autres epoques et qui leur est finalement destiné , j'adore <3

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